H’ONYX est parti…
H’ONYX est parti…en ce mardi de janvier, gris et froid. Sa tête, posée délicatement entre mes mains est devenue de plus en plus lourde et il s’est éteint doucement, entouré de ceux à qui il avait tant donné. Et comme pour s’unir à notre peine, comme si nos larmes ne suffisaient pas, le ciel a déversé, ce jour là, des millions de gouttes d’eau sur nos têtes…
H‘ONYX, je t’ai connu tout petit et je t’ai vu grandir. Jamais de bagarre, jamais d’agressivité, tout ce que tu demandais c’était de l’affection. Encore et toujours de l’affection. Tu en offrais tellement toi aussi. Jusqu’à cette funeste soirée, où tout a basculé, par la faute de cette maudite pathologie…
Ton palmarès à toi était certainement celui de roi de la facétie ou champion du monde de la bonne humeur. D’ailleurs, n’est-ce pas le plus beau palmarès qu’un chien puisse posséder ?
Mais tu savais aussi apprendre, avec précision et envie, tu nous l’avais montré à maintes reprises. Il fallait savoir te conduire, avec ta sensibilité à fleur de peau, ton espièglerie et, sans la peur de mal faire de celle qui t’a tant aimé, tu aurais fait des étincelles dans le travail, j’en suis sûr !
H’ONYX tu n’étais pas mon chien mais c’était tout comme. Je te revois, gambadant à côté du mien. Combien de fois, au crépuscule ou au loin, je vous ai confondus ? comme vous vous ressembliez et comme vous étiez différents en même temps. Mais avec le troisième larron de la maison, vous avez toujours su cohabiter pacifiquement et ça faisait mon bonheur. La haine, la méchanceté et la jalousie n’avaient pas cours entre vous trois.
Alors aujourd’hui j’en veux à cette vie parfois si cruelle…pourquoi toi ? mais peut-être que chez les chiens, comme chez les hommes, ce ne sont pas toujours les meilleurs qui restent…qui sait ?
H’ONYX tu me manques, tu nous manques à tous, tu as laissé un grand vide qui mettra du temps à se combler. La brutalité des événements, je ne pourrais jamais l’oublier, mais je vais plutôt essayer de sourire en pensant à une de tes nombreuses pitreries.
Alors je voudrais dire à ceux qui ont un chien : ne lui demandez pas de décrocher la lune pour vous mais profitez, profitez de chaque heure, de chaque minute passées avec lui. Sachez voir ce qu’il vous donne. Soyez heureux qu’il soit à vos côtés, tout simplement, écoutez-le et respectez-le. Car il sera toujours trop tôt lorsqu’il partira, et les regrets ne le feront jamais revenir.
H’ONYX je voulais, par ces mots, te rendre un dernier hommage. Ici, Lo et moi pensons très fort à toi et nous ne t’oublierons jamais. Tu es parti pour un nouveau voyage, loin des hommes. Sois heureux et fais bonne route petit Tervueren…
Nicolas ROTHEN
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