A MON CHIEN…

Depuis plusieurs années, nous vivons ensemble. Toi chez moi ou moi chez toi, je ne sais pas encore très bien.

Mais, depuis que tu es mon compagnon, j’ai découvert le vrai sens du mot fidélité.

Tu es toujours là, prêt à te soumettre à mes désirs. Cela, bien sûr, tu l’as appris dès ton plus jeune âge, mais maintenant, tu es heureux de me faire plaisir. Pour autant, tu n’es pas un chien de luxe te vautrant sur des canapés en soie.

Tu es un champion capable de retrouver des personnes, même dans des situations extrêmes.

Mais je n’en dis pas plus, tu pourrais devenir vaniteux.

Malheureusement, en ce moment, tu es triste et tu ne comprends plus.

A cause de quelques inconscients, voilà que l’on te compare à l’un de ces « molosses » sanguinaires.

Même au détour d’un chemin de campagne, une dame se met à hurler et te voyant.

Toi, tu me regardes, l’air de dire : « mais pourquoi fait-elle tout ce raffut ? Je ne suis pas un croqueur de mamies, moi. »

Toi, dont le plus grand délit est de chiper un croûton de pain de temps en temps. Mais force est à la loi, même absurde…

Tu vas devoir porter une muselière, toi dont le plus grand défaut est d’être gentil. Je te l’imposerai le moins possible, ça tu peux me croire.

Et quand, en bon partenaire, tu chemines à mes côtés, je pense que la seule chose qui te manque encore, c’est la parole !

Alors que l’on aurait tellement envie de l’enlever à certains humains…

 

                                                                                                                                 Fernande