J'ai souvent écrit des articles qui ont paru dans un journal spécialisé de la gente canine, mais celui-ci ne paraîtra visiblement pas ! Après maintes relances, je n'ai pas eu de nouvelles de leur part... Mon coup de gueule ne passe pas, les gens ont souvent peur, trop peur... dommage !
GAGNER ! A QUEL PRIX ?
Le premier mai 1998, il est né sans aucune prétention. Il s’entendait à merveille avec ses frères et sœurs et après plusieurs visites, un jeune homme est venu le prendre.
Ce dernier, lui non plus, n’avait aucune prétention, il voulait juste un compagnon pour faire du jogging.
Mais voilà, les choses n’arrivent jamais par hasard…
Après 6 mois de vie commune entre ce maître et ce chien, je rencontre pour la première fois cette petite boule de poils qui sera l’envié de bien des gens. Comme on le sait, l’envie n’est jamais loin de la jalousie, et la jalousie de la méchanceté.
Il s’appelle Dakar, ou plus exactement Darti de la Combe Hory. Darti ? Oui comme dans la pub « Darti le contrat de confiance », est-ce un hasard ?
Cela fait bientôt 10 ans que Dakar ne connaît toujours pas la laisse acceptant dans sa maison et dans sa vie tous les chiens mâles et femelles, jeunes et âgés sans faire d’histoire. En promenade, il ne regarde même pas ses congénères, il fait son bonhomme de chemin avec Nico.
Discret et soudé, ce team avance tranquillement et c’est en 2002 qu’arrivent les premiers résultats imageant le travail qu’ils ont fourni durant ces 4 années. En effet, ils réussissent leur test d’engagement au Club Alpin Suisse pour la « recherche en surface » et remportent le Championnat Suisse Toutes Races en classe Accompagnement 3. En 2003, ils sont engagés auprès de REDOG pour la « recherche en surface ». En 2004, ils cumulent, en classe Accompagnement 3, la 1ère place au Championnat Romand et la 3ème place au Championnat Suisse du Berger Belge. En 2005, ils rejoignent également la 3ème place du podium au Championnat Suisse du Berger Belge, et ce, toujours en Accompagnement. En 2006, leur plus grande victoire, celle d’être champions du monde des chiens de sauvetage IRO en surface. La retraite n’est pourtant pas encore arrivée car en 2007, ils repassent et réussissent la répétition du test d’engagement REDOG et prennent en parallèle, la 1ère place au Championnat Romand et la 3ème place au Championnat Suisse du Berger Belge en classe Sanitaire cette fois-ci. Voilà uniquement les résultats des championnats et sur podium.
Tant de réussite et l’essentiel n’est pas oublié. Dakar est toujours le pote à Nico et ils font encore du jogging ensemble. Car un bon team compétiteur, c’est aussi le relationnel de tout les jours, l’entraînement physique et psychique.
Je parlais de jalousie plus haut, et c’est vrai. C’est vrai aussi que cela nous a beaucoup blessé et c’est encore plus vrai que certains l’on fait intentionnellement dans ce seul but. Partager le bonheur des autres c’est parfois tellement dur, surtout quand on ne trouve pas le bonheur soi-même.
Je me rappelle des 3 participations au Championnat du Monde… et de toutes ces méchancetés aussi… Jalouse, une participante de l’équipe, de part sa position « importante » au niveau d’un organisme canin, se permet, par derrière, sans raison si ce n’est de la rancune personnelle, d’accuser Nicolas d’être mauvais camarade et de ne pas faire d’effort pour intégrer l’équipe, demandant ainsi son exclusion. Ce fût un étonnement pour nous et pour toute l’équipe aussi ! Seul romand, il a fait l’effort d’aller suivre des cours d’allemand. Nous n’avons jamais rechigné sur les kilomètres car très souvent tout se passait de l’autre côté de la frontière romande. Heureusement que la vérité et la sympathie de l’équipe ont sauvé le team qui a pu participer et remporter le titre… Alors que cette personne médisante n’a présenté qu’un travail médiocre avec un chien diminué physiquement, et ce, pourquoi : Gagner à tout prix et par tous les moyens ! Toujours à ce championnat, un chef d’équipe est payé pour jouer son rôle qui est aussi de mettre en valeur 3 teams suisses premiers. Mais non, pas un article, pas un mot pour montrer sa joie et son bonheur de ce résultat plus qu’extraordinaire. Les RCistes sont bien souvent critiqués… mais eux, au moins, ils sont fiers de leurs équipes, ils le montrent, ils l’écrivent et je leur tire mon chapeau pour cette solidarité. Car ils ont toujours un article sympa pour leur équipe, qu’elle ait gagné ou pas. Car l’important c’est de participer et montrer une belle image du sport canin.
Nico et Dakar devraient être plus heureux que blessés et pourtant on continue… Parce qu’ils ont gagné et que d’autres n’ont pas eu cette chance, il naît comme un vent d’amertume dans l’entourage proche, les amis d’hier deviennent les ennemis d’aujourd’hui. Il n’ose plus répondre aux questions de ceux qui viennent solliciter sa connaissance, car les moins chanceux n’apprécient que modérément la perte de statut qu’ils croient avoir perdu. Quelle médiocrité que de s’attaquer au chien du vainqueur puisqu’on n’arrive pas le toucher autrement. On accuse Dakar de grande maigreur et c’est en petit comité caché d’hypocrites qu’on discute pour accuser Nicolas de mauvais traitements aux animaux… Alors à bon entendeur, Dakar est suivi régulièrement par 2 vétérinaires et jamais au grand jamais ils nous ont parlé de maigreur. Dakar est svelte et SPORTIF c’est pas avec 40 kilos qu’il va courir comme un fou dans les montagnes pour retrouver un blessé. C’est un Tervueren point barre. Et pour votre gouverne, conteurs de mensonges et de méchancetés, son léger poids l’a sauvé d’une rupture des ligaments croisés et lui évitant à presque 10 ans une opération difficile et peu garantie…
Des proches et moins proches, qui aiment le travail de Nico, viennent toujours nous dire qu’il faut oublier les paroles des imbéciles. On peut ne pas aimer la personne, son franc parler, ses prises de positions, mais reporter cette haine sur un animal qui n’a rien demandé, rien fait à personne, relève d’une bassesse bien humaine.
Parce que c’est de l’acharnement, car lorsque ces personnes aussi jalouses que pitoyables ne peuvent plus s’attaquer ni à l’homme ni au chien, alors ils s’attaquent aux petits de Dakar… Ses petits vont bien, très bien et ne sont pas nés champions du monde, vous savez ce n’est pas génétique ce genre de maladie-là ! Et croyez bien miséreux, que ces petits sont dans de bonnes mains. Tout le temps que vous passez à vomir vos appréciations destructrices, c’est tout du temps et de l’énergie que vous ne gardez pas pour votre 4 pattes…
Beaucoup estiment que nous sommes trop durs avec nos chiens… nous ne sommes pas durs mais strictes. Nos chiens ont des règles de vie clairement définies, ils sont nos potes et pas des bébés pourris. Car à pourrir son chien, roi il devient… Et qu’avant de penser compétition et d’envier les titres des autres, certains devraient juste apprendre l’éducation de base… obéir en toute circonstance et gérer son chien dans la difficulté.
Aujourd’hui, Nico et Dakar continuent leur quête du bonheur et de l’amusement des titres entre leurs mains et leurs pattes qu’on ne pourra pas leur reprendre. Ensemble nous prendrons soins de ne plus croiser les médisants et d’apprendre à connaître mieux quelques passionnés. C’est sans prétention qu’ils continuent leur chemin tout simplement.
Car si c’est un coup de gueule pour les uns, c’est aussi là pour dire merci à tous ceux et celles qui ont eu un mot gentil pour Nico et pour Dakar. Pour ceux qui les ont aidés, pour ceux qui savent que gagner c’est plus qu’une inscription, c’est des multitudes de répétitions, un bon relationnel et un peu de chance. Merci à ceux qui apprécient simplement cela, comme nous apprécions discuter lors de nos venues avec des cynophiles passionnés qui passent plus d’heures à bosser qu’à causer. Pour ceux qui nous permettent aussi un merveilleux spectacle quand nous les regardons dans leur discipline.
Nous nous faisons discrets, de peur parfois, d’être encore blessés. Mais nous nous sommes réjouis cette dernière année à rencontrer, revoir des gens sympas avec qui nous avons partagé notre bonheur et le leur aussi !
Le bonheur, on ne le trouve pas, on le fait. Le bonheur ne dépend pas de ce qui nous manque, mais de la façon dont nous nous servons de ce que nous avons. « A.Desjardins »
Laurence